15 octobre 2009
Travaux J + 11
Finis
Enfin il ne reste plus qu'à ranger et ce n'est pas une mince affaire.
Alors ces fameuses couleurs.
Tout dans l'originalité, vous allez voir.
On a une cuisine "great white" et bien maintenant on a aussi un bureau "great white"
On a un mur de jardin "down pipe" et bien maintenant on a aussi un salon "down pipe"
Quand on aime, on ne compte pas, dit-on.
Et maintenant :
- urgent : bibliothèque pour le bureau. Toutes les autres débordent.
- urgent : repeindre la cuisine avec une peinture lessivable ! Comme on fait nous-mêmes, ça avance vite : deux fenêtres en deux mois.
- urgent : la chambre de Léonie. Je ne supporte plus la tapisserie actuelle. Mais comme on fera nous-mêmes...Faudrait avoir trois jours devant soi sans enfant donc autant dire que l'été prochain, on y sera encore.
J'arrête ma liste là parce que sinon je vais déprimer alors savourons l'instant présent et merci à mon super architecte pour cette très belle extension.
Pour répondre à une question : les radiateurs sont de la marque Jaga
09 octobre 2009
18H15
Dans un temps très lointain, j'aimais bien la fin d'après-midi.
Je me promenais dans les rues de Nantes avec Antoine, je bouquinais sur mon canapé, j'écoutais la radio, je prenais l'apéro chez Claire.
Depuis ( je me demande vraiment ce qui a pu changer dans ma vie !!!), 18H15, c'est le coup de feu, l'énervement qui vient facilement, la course, la fatigue de la journée. A 18H15, normalement les devoirs sont finis, on attaque le bain, suivi de la préparation du repas, du repas et du coucher des enfants.
Mais hier, à 18 H15, Malo téléphonait à son copain Gaspard parce qu'il avait oublié son livre de maths, il tentait péniblement de recopier des additions à trous sans comprendre où placer les trous.
A 18H15, Zélie était agrippée à mes bras, grognant de manière à bien me faire comprendre que j'avais été indigne de la laisser à la crèche toute la journée.
A 18H15 tapantes, le peintre surgissait, pas content du tout : Farrow and ball qui livre la peinture une fois par semaine en France, à savoir le jeudi, n'avait pas livré. Et qu'allait-on faire ? Il ne pouvait pas attendre une semaine. Et pourquoi cette peinture-là ? On ne pouvait pas en choisir une autre ?
Quelquefois dans la vie, il y a de grands moments de solitude.
Mais finalement ce matin, des pots de peinture sont arrivés de Rennes
Si vous avez un peu de temps, racontez-moi un de vos grands moments de solitude ou un tout petit, je me sentirai moins seule.
04 octobre 2009
J -1
Deux pièces quasiment vidées, les autres pleines à craquer
Un bordel sans nom
Une cuisine qui fait office de salon, bureau, atelier couture ...et de cuisine
Une imprimante qui doit rapidement trouver une place : sur le four ? dans le frigo ? sur mes genoux ?
Et la peinture ? me demanderez-vous
Chut, pas la peine de me supplier, motus bouche cousue.
Je peux juste vous dire qu'on a dû prendre une décision lundi soir sans avoir racheté d'échantillons, ni remis les pieds dans le magasin de peinture. Le peintre a dit : "je commande". Ce fut la soirée "sueurs froides".
Et oui ce n'est pas moi qui tiens le rouleau la semaine prochaine (malheureusement, serais-je tentée de dire...je rêve d'un boulot où je bosserais seule). 4,5 mètres sous plafond dans le bureau...je crois que je suis trop petite même en tenant le pinceau à bout de bras.
Nous voilà prêts pour deux semaines d'aventures. Finalement y'a pas besoin d'aller bien loin pour bousculer son quotidien.
27 septembre 2009
J - 8
On dirait que le peintre arriverait dans 8 jours
Que le plaquo dans le salon et le bureau / atelier disparaîtrait à jamais
Qu'il faudrait vider ces deux pièces où l'on coud / tricote / bosse / surfe / joue...
Et réfléchir à comment vivre sans ces deux pièces pendant deux semaines (pas de tricot ? pas de couture ? pas de boulot ?)
On dirait surtout qu'il faudrait choisir définitivement les couleurs et qu'on n'y arriverait pas pour le salon.
Madame aurait finalement exclu Down Pipe , Monsieur Charleston Gray (quand même c'est beau Charleston Gray)
Seules certitudes, pas de pâleur, pas de blanc, pas de jaune, pas de beige, pas de bleu, pas de rouge, pas de violet, pas de vert.
On finirait bien par y arriver, à force d'acheter des mini -pots qui finissent par te coûter le prix d'un grand !
13 juin 2008
ça suffit
- Bree, sors de ce corps, laisse Faustine tranquille.
- Pas possible, non mais t'as vu tout ce qui reste à faire !
- ça peut attendre. De toute façon, les travaux ne sont pas finis, alors à quoi bon s'exciter comme une débile, un chiffon à la main.
- Tu rigoles, vise l'état du parquet ! Va falloir cirer, frotter. Faut que ça brille , ma fille.
- Mais regarde, y'a encore le menuisier qui vient de passer dans l'escalier avec ses pompes dégueulasses. Et le foulard à coudre pour la pièce de théâtre de Léonie ? Et le cardigan à tricoter, encore deux manches ? Et la Kidsilk haze ? Tu as vu la couleur ? une vraie tuerie. La belle écharpe en dentelle à tricoter.
- Une écharpe en mohair et soie au mois de juin, c'est indispensable !
- Et passer ses journées à faire le ménage alors qu'il ne reste que quelques semaines de tête-à-tête tranquille avec le bébé, c'est pas la misère ?
04 juin 2008
Qu'est-ce que tu fiches encore ?
Pas grand chose. Enfin j'essaie de finir un pull pour Malo. Quant à la couture, rien de rien. Je ne suis pas fâchée avec ma machine, je ne suis pas en rade de tissu ou de patrons (ça ne risque pas).
Non j'ai dû abandonner ma petite maison, laisser mon pauvre canapé rouge trois places, uniquement occupé par moi et mon barda. Oui j'ai rendu les armes : 2 menuisiers, 2 plombiers, 2 électriciens, 2 maçons, 1 peintre et quasiment tous dans MA maison, et non pas dans l'extension, ce n'était pas possible. J'ai résisté, réfugiée au deuxième étage dans ma chambre. Mais quand le plombier m'a annoncé "plus d'eau ce matin" alors que je ne m'étais pas encore lavée les dents, je me suis dit "évacuons". J'ai préparé le kit de survie (en gros 15 pelotes de laine), recouvert le canapé rouge qui a laissé définitivement sa place à l'évier et j'ai enfin pris conscience que les travaux avaient bien lieu chez moi, que lorsque je rentrerai ma façade taupe (c'est marrant comment c'est pas classe une façade taupe) serait toute belle, que les fenêtres et volets seraient tout neufs, que mon salon serait cuisine.
Bon les gars, vous vous magniez de finir parce que j'ai du boulot , une barboteuse qui me paraît beaucoup trop large à coudre.
22 mai 2008
C'est le chantier
Mais oui c’est le chantier ici, depuis des semaines et rien, je n’ai rien dit.
Mon futur salon dit "le nez dans les rosiers" celui qui a remplacé ma wonderful terrasse en béton
Pourtant c’est un chantier sous haute surveillance, je peux vous le dire.
Il y a Monsieur Antoine, officiellement chef du chantier, concepteur du projet, l’architecte en gros. Autant vous dire, qu’à peine rentré, midi et soir, il fonce, inspecte, téléphone, revient dans la journée… Le cauchemar des artisans : bosser chez l’archi !
Il y a moi. La novice de permanence qui jette des coups d’œil tout au long de la journée (je n’ai pas dit que je n’avais rien à faire, point du tout). « Tiens 9H00, personne bizarre. Y font quoi les couvreurs hein ? Et c’est qui lui, jamais vu ? » De temps en temps, je réponds à une question qui commence invariablement par « vot mari y vous a pas dit si… ? ». Autant vous dire, je ne traîne pas en pyjama chez moi, je me planque pour allaiter et je ne passe pas mon temps à aller zieuter mes rosiers. Les filles, vous verriez les couvreurs. Tatouages de rebelles, bouteilles de bière qui restent sur le mur…Je vis dangereusement ! Enfin aujourd'hui ce sont les menuisiers qui bossent . C'est cool car en ce jour de grève sur France Inter (j'ai donc éteint), eux ils écoutent Radio France Mayenne. Et Radio France Mayenne q'est quek chose. Tous les tubes que tu aimes : Didier Barbelivien/Francis Lalanne/ Sardou "femmes des années 80.../ Herbert Léonard, toutes les annonces qui t'intéressent " ben c'est R'né, moi j'y vends une machine à laver qué marche bien. Eulo ben c'est une philippe et c'est ty que j'vous fait un t'it prix à 50000"
Il y a ma voisine, perpétuelle inspectrice de mon jardin. D’habitude c’est « tiens vous avez installé une balançoire », « vot mari il a fait une cabane pour les enfants ce week end ». Maintenant c’est « ben dis donc ça en fait des velux », « et toutes ces fenêtres ! vous allez en avoir du soleil , ça va vous en faire des carreaux à laver», « et ça va durer encore longtemps ? ça salit la rue quand même ».
Paraît que ce sera fini fin juin, je peine à le croire. Punaise, faudra trimballer un millier de bouquins et ressortir des trucs bien enfouis dans des cartons au fond du garage, « annabac, classeurs, manuels» que j’aime ces mots.
12 mars 2008
Mon meilleur ami
Il est arrivé ce matin, avec dix jours de retard mais sans crier gare.
Il est bien silencieux aujourd'hui, isolé dans son coin.
Mais ça ne saurait durer.
Demain je vais l'écouter et il me cassera les oreilles, c'est sûr.
On va cohabiter quatre mois, il bossera dur, me rendra un fier service.
Un nouveau bureau pour bosser (hummm), un nouveau salon pour regarder les rosiers et les trains tout en tricotant.
Si c'est pas de la chance d'avoir un tel copain, la seule année où je reste à la maison !


















